vendredi 18 juillet 2008
Nager entre deux eaux...
ça fait un bout de temps que j'ai pas écrit ici...
En fait en ce moment je suis entre deux eaux : l'envie d'avancer, de grandir, d'évoluer, de continuer ma vie... et celle de me laisser aller dans mes larmes et mes angoisses, toujours présentes.
La douleur de ne pas avoir mon fils auprès de moi est toujours vive. Je pensais avoir passé le stade de désespérance, or il n'en est rien, la douleur est là, lancinante... je reprend plaisir à voir les autres personnes, nos amis, nos proches, leurs enfants et bébés... Mais d'un côté ça me prend, et j'ai qu'une envie, c'est d'exploser de larmes et de sanglots, dire combien ma peine est grande, combien le manque et la frustration sont latents, que pas une seconde de mes jours n'est sans ce mal au fond de moi.
L'espoir est là aussi, et ne demande qu'à grandir... Mais il se retrouve face aux peurs de souffrir encore plus, de perdre encore un être que j'aime... de ne jamais avoir d'enfant...
Et si ... ? Avec des "et si", on ferait beaucoup de choses !
Dur de ne pas être impatiente, dur de ne pas psychotter chaque mois sur une grossesse éventuelle, dur de faire la paix avec ma vie qui fait mal, dur d'y croire à nouveau, dur d'attendre, encore et toujours pour un bonheur qu'on espère pour l'avenir, dur de vivre au présent avec ce que l'on a...
quelle leçon de vie ...
vendredi 11 juillet 2008
Les enfants de la Terre
Les enfants de la terre, Jean Auel
Un superbe cadeau de Noël de mon cher et tendre... des heures et des heures d'occupation car il s'agit d'un roman de 6 tomes de chacune environ 1000 pages, le bonheur ! Et ce livre tiendra surement une place particulière dans mon coeur, car j'ai commencé cette histoire pendant ma grossesse, je l'ai finis après la mort d'Erwann, donc ça sonne particulièrement dans mon coeur, notamment pour ce qu'il dégage de sagesse et de calme.
Il y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s'achève et la Terre commence à se réchauffer.
Lentement, durant des millénaires, l'homme s'est peu à peu dégagé de la bête et il apparaît à peu près tel qu'il est aujourd'hui. Il connaît l'outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s'abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d'harmonie.
En ces premiers temps du monde, Ayla, une fillette de cinq ans, échappe à un tremblement de terre et se sort des griffes d'un lion pour se réfugier auprès d'un clan étranger. On l'adopte. Très vite, les gestes et les paroles d'Ayla suscitent l'étonnement et l'inquiétude. (4e de couverture)
Mon avis : un roman vraiment prenant et passionnant, qui fait partie de ceux où on dit "oui j'arrive, je finis mon chapitre !!" et on reste encore une heure ou deux à bouquiner !!
J'ai beaucoup aimé l'histoire de cette épopée qui raconte donc l'histoire de Ayla, qui va traverser de nombreuses aventures. j'ai adoré le rapport à la nature (oui, oui, je sais, encore...).
Et même si l'auteur reconnait avoir fait quelques anachronismes au niveau des techniques et des découvertes histoire de rajoute un peu de piment à l'histoire (découverte de certains outils, utilisation des chevaux, etc...), ça n'en rend pas moins l'histoire très intéressante.
Il faut dire que Jean Auel a fait un travail énorme de documentation afin d'essayer de rester proche de ce qui a pu être la réalité concernant le vécu de ces hommes qu'on imagine comme des sortes de grosses brutes épaisses mal dégrossies, mais qui à priori auraient eu une science des plantes, une culture et un savoir faire très développé !
Bref, un roman que je ne peux que conseiller si on aime lire (faut pas se lancer là dedans si on est pas trop fan des histoires à rallonge ;) !) .
Le seul bémol que je mettrais, c'est les répétitions parfois franchement usantes. Parfois on se serait cru dans un soap qui passe son temps à faire des flash back histoire de rappeler que 6 mois avant les héros ont faillit s'embrasser et que "oh mon Dieu" ça ne plaira pas au frère du fils de la voisine qui était sa maîtresse. ;) .
Bon je rigole, mais j'ai passé deux trois passages qui répétaientpour je ne sais quelle raison des passages qu'on avait retenu. Je ne sais pas pourquoi Jean Auel avait fait ce choix, mais c'est vraiment le truc qui m'a des fois énervée.
Mais ça ne gâche pas le plaisir de lire ce roman épique et passionnant !
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Tinote
Message des hommes vrais au monde mutant
Message des hommes vrais au monde mutant, de Marlo Morgan, ed. Aventure secrète.
Celui-ci je ne l'ai pas acheté on me l'a prêté ;) (non non, je ne passe pas mon temps à acheter des bouquins ! ;) )
On les appelle le peuple sauvage. Lorsque Marlo Morgan, Américaine tranquille, rencontre cette tribu d'aborigènes australiens, elle ne sait pas que sa vie va être bouleversée.
Adieu cartes de crédit, loyer, échéances !
Dépouillée de ses vêtements, déconnectée de sa culture, la "mutante" est propulsée, pieds nus, dans le bush australien. Au contact de ses étranges compagnons, entre la peur et l'émerveillement, elle va apprendre à remplacer les médicaments par les plantes, les jetons de téléphone par la télépathie, la psychologie par la communication avec les animaux.
Recevoir les dons généreux du hasard, devenir Réel, entendre les messages de la nature auxquels nous sommes devenus sourds : tel est l'enseignement de ce récit insolite qui nous ouvre les portes d'une sagesse vieille de cinquante mille ans.
Ecoutons battre, jaillir du désert, les pulsations d'une vie très ancienne : un monde de pureté nous est offert.(4e de couverture)
Mon avis : il est mitigé du fait que cette histoire a visiblement fait un effet très polémique lors de sa sortie, étant donné (de ce que j'ai pu trouver sur le sujet sur le web). En effet, ceci est relaté comme une histoire vraiment vécue par l'auteur et nous comme un roman. Les aborigènes d'Australie auraient eu même contesté la véracité des faits racontés dans ce livre, et l'auteur a finit par préciser qu'il s'agissait d'une version romancée d'une aventure réellement vécue. L'authenticité de son vécu reste à ce jour encore en plein doute.
Cependant, malgré ces questions, l'histoire est passionnante, vraie ou pas...
Et l'idée du contact à la nature, une occupation du sol raisonnée et non abusive comme nos sociétés le font, une relation à son instinct et les capacités de notre cerveau et de notre corps bien plus étendus que l'on imagine, habitués que nous sommes à nous faire aider par de multiples moyens techniques divers et variés... Tout ça me plait, m'appelle, rejoint pour beaucoup ce à quoi je tend peu à peu dans ma vie. Sans non plus souhaiter vivre dans une hutte sans eau ni électricité, je pense qu'on peut vivre avec beaucoup moins de choses que l'on imagine. De même que l'on a bien plus de capacités à survivre à tellement de choses que l'on imagine.
La notion de la spiritualité aussi y est intéressante, et rejoins le mélange de croyance en "quelque chose" et le rapport à la nature que j'ai déjà dans ma propre spiritualité. Pour eux, "Dieu n'est pas UN, mais il est TOUT" : il nous entoure, il est le vent qui fait tourner les éoliennes sur les collines autour de ma maison, il est le soleil, la pluie, les orages, le calme après la tempête... Et plutôt que de lutter contre les élements qu'on ne peut ni changer, ni maîtriser, ils invitent à les vivre pleinement en les acceptant (mais sans être non plus passif), et que par ce biais, on vivrait bien mieux les évènements qui rythment notre vie.
Le rapport à la vie, à la mort est aussi là : la vie et la mort ne sont pas de éléments distincts, mais ce sont comme deux élements posés chacun d'un côté d'un miroir, et naître ou mourir, c'est finalement passer d'un côté à l'autre, mais ne pas vraiment change d'êtat. ça rejoint un peu la notion développée dans Les neuf marches, ainsi que beaucoup de choses que l'on voit dans les croyances asiatiques sur les energies par exemple.
Ça me rappelle aussi un peu Le pélerin de Compostelle de Paulo Coehlo, par rapport à l'aspect initiatique de la marche.
Bref, vrai ou pas, cette histoire est surtout un appel à une réflexion personnelle sur soi même, sur son rapport à la vie, ce qu'on veut faire de notre vie en fait !
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Tinote
jeudi 10 juillet 2008
Les neuf marches
Les neuf marches, Daniel Meurois et Anne Givaudan
Je viens de finir de le livre... ce livre qui s'est littéralement jeté dans mes bras (une voisine tombe dessus chez elle et me le prête, je tombe sur un post sur un forum qui en parle et une autre forumeuse m'envoie un message perso pour me le conseille... tout ça sur trois jours ;) ) .
Les neuf marches racontent "la vie avant la vie", c'est à dire l'évolution d'une âme qui va s'incarner dans un bébé en devenir, durant les neuf mois de la grossesse.
Mon avis : Bon, effectivement la thématique est particulière car elle traite de manière plus générale de la réincarnation. Personnellement je ne sais pas si j'y crois ou pas. J'ai eu un peu de mal à me plonger dans ce livre qui pourtant n'est pas bien gros.
Mais ce que j'en retiens, c'est que je les rejoins entièrement sur le fait qu'un bébé n'a pas de ressentit qu'à partir de sa naissance. ça commence bien avant.
Et je rejoins aussi le fait qu'il est bon de communiquer avec son bébé pendant la grossesse, qu'il ne faut pas, sauf si une nécessité vitale le demande, le perturber avec le médical pour provoquer sa naissance, etc...
Finalement ça rejoint pas mal l'idée qu'on se fait de l'haptonomie cette notion de communication des parents avec leur bébé avant sa naissance.
Avec Erwann, la grossesse a été magique pour ça : on n'a pas fait d'haptonomie, mais dés que je l'ai sentit, on prenait un peu de temps chaque soir pour le caresser à travers mon ventre, il réagissait vraiment bien, c'était vraiment amusant et émouvant quand Loïc faisait des ronds sur mon ventre, Erwann suivait vraiment le mouvement.
La grossesse est un moment tellement merveilleux et intense à vivre que c'est important d'en profiter à fond.
Malgré la mort de mon fils, je garde vraiment en moi cette magie que nous avons partagé tous les trois jusqu'au bout, car Erwann a bougé beaucoup, jusqu'à la fin...
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Tinote
mercredi 9 juillet 2008
Buffy, the vampire slayer
Grace à ma copine Mary (qui en profité pour m'envoyer des peanut butter cup la coquine !) , j'ai pu me regarder l'intégral des 7 saisons de la super série "Buffy contre les vampires".
Moi qui aime bien la tv en général je le reconnais, et pas mal de séries américaines, je le reconnais aussi... Je me suis régalée à regarder les 42 dvd de la série, pleine d'histoires, de bagarres, de sexe, de fins du monde et d'aventures toutes plus passionnantes les unes que les autres :) .
Franchement, côté série je suis relativement difficile et j'ai du mal à accrocher sur l'ensemble, mais en fin de compte là je ne pourrais pas dire si je préfère les débuts ou la fin.
Quoique.
Justement la fin me laisse un peu sur ma faim en fait. Je sais, après s'être tapée des heures et des heures devant Buffy et les méchants, y a de quoi être autant désoeuvrée que lorsqu'on a finit un bon bouquin, mais là je sais pas, j'ai un peu un sentiment d'ailleurs récurrent actuellement, que la fin pourrait être un peu plus léchée, mieux faite. Alors que là (c'est moins pire que dans beaucoup de films quand même), c'est un peu "emballé-pesé" en un épisode !
Côté personnages, mes préférés sont Willow et Spike, qui évoluent chacun d'une manière intéressante tout au long de la série.
Mon petit faible pour James Marsters n'y est pas pour grand chose, mais le comique du personnage y joue beaucoup :) . Ahhh les mauvais garçons.... (soupir rêveur ;) ) .
Par contre en cherchant des trucs sur le net à propos de cette série, je suis tombée sur ce site très très intéressant qui fait des analyses très (trop parfois ?) poussée de toute la symbolique de l'histoire. C'est vraiment passionnant je trouve -----> encyclopédie Buffy . J'irais pas jusqu'à adhérer à tout ce qui y est dit, parfois ça me semble un tout petit peu tiré par les cheveux, mais dans l'ensemble, c'est vrai que la série est quand même bien plus profonde que les apparences le laissent croire, et les analyses qui y figurent sont impressionnantes.
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Tinote
mardi 8 juillet 2008
L'enfant sans nom
J'ai récupéré ce titre du nom du site d'une association "l'enfant sans nom" qui milite pour qu'enfin les enfants nés sans vie soient reconnus par l'état civil.
En effet, un enfant mort-né ou né et estimé nom viable aura un acte d'enfant né sans vie, alors qu'un enfant qui nait vivant et qui meurt peu après a un acte de naissance et un acte de décès, et par conséquent, il figure à l'état civil.
Mon fils est mort environ 30 ou 45min avant sa naissance, par conséquent sur notre livret de famille, dans la case "premier enfant", en bas de page il a été rayé la mention "acte de décès" et réécrit par "acte d'enfant né sans vie", et il s'appelle Erwann... Juste Erwann. Officiellement il n'a pas de nom de famille. Cruelle manière de dire qu'officiellement il a existé, mais à moitié.
De même que si une femme perd son bébé avant 22SA, elle est considérée comme en congé maladie et a droit à deux semaines, et pas le congé maternité. Quand au papa, le congé paternité il peut toujours en rêver.
Ayant accouché bien après ces 22SA, j'ai eu mon congé maternité, mon mari a eu son congé paternité. Mais 11 jours c'est quoi lorsque l'on vit une telle chose ? peanuts !!! Mon mari n'aurait pas pu se débrouiller pour travailler à la maison pendant les deux mois après la mort de mon fils, ça aurait été très très dur pour moi, et peut être pour lui ! Mais tout le monde n'a pas cette chance, et je n'ose pas imaginer mon état si j'avais dû me retrouver seule seulement 11 jours après la mort de mon fils. J'estime que lorsque l'on perd un enfant de cette manière, le père devrait pouvoir bénéficier d'au moins un mois grand minimum pour être avec sa femme. La douleur est tellement grande que se retrouver seule, c'est très difficile. Et pour le père, même s'il vit les choses différemment, devoir retravailler 11 jours après avoir perdu son enfant, c'est très cruel aussi !
Il n'y a pas si longtemps, lorsqu'un bébé naissait mort, les médecins l'enlevaient vite de la vue de la jeune maman, soit disant pour ne pas lui faire plus de mal. Alors que finalement l'effet était inverse, vu qu'elle ne voyait pas ce bébé tant attendu. Heureusement aujourd'hui, même des bébés nés très tôt dans la grossesse peuvent être pris par leurs parents, choyés, et ils peuvent lui dire aurevoir et par là même pouvoir entamer leur travail de deuil.
L'état a peur qu'en donnant une reconnaissance officielle à ces 5000 bébés morts-nés (quand même ça fait près d'1% des naissances !!), il remette par là même en cause le droit à l'avortement. Alors que la reconnaissance est surtout symbolique en fait. Nous avons tellement besoin de parler de notre enfant, dire qu'il a existé, qu'il a bien été là, et qu'il sera pour toujours dans notre vie tellement sa vie, aussi courte ait-elle été, et sa mort auront chamboulé la notre de vie !! Et qu'officiellement il n'ait pas vraiment d'existence, qu'il ne soit qu'une case raturée et réécrite dans notre livret de famille, c'est dommage.
Cette manière de faire montre bien que finalement, ces 5000 bébés morts-nés chaque année sont du domaine du tabou. On n'en parle pas.
On nous bassine avec les accidentés de la route, on entend parler des drogues, de l'alcoolisme, de tout ça... Mais de ces 5000 bébés morts-nés et de leurs parents qui non seulement souffrent de cette perte, mais qui ont le sentiment que ce qu'ils vivent dérange, personne n'en parle. D'ailleurs quand Erwann est mort, je ne réalisais pas du tout que ça arrivait tant. Ben oui, on vit au 21e siècle !! Les bébés ça ne meurent plus ! On arrive bien à les récupérer à 5 mois 1/2 de grossesse parfois ! On fait accoucher des femmes de 70 ans !! Donc les bébés ça ne meure plus voyons. Et il ne faut pas en parler pour ne pas trop faire peur ...
Question :
-comment appelle-t'on quelqu'un qui a perdu ses parents ? un orphelin.
-comment appelle t'on quelqu'un qui a perdu son conjoint ? un veuf.
-comment appelle-t'on quelqu'un qui a perdu son enfant ? Même la langue française est sans mot devant la mort d'un enfant... (et finalement je réalise qu'il n'y a pas de mot pour définir quelqu'un qui a perdu un frère ou une soeur... comme quoi...)
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Tinote
(qui va bien contrairement aux apparences, je viens juste de voir un reportage de la chaine parlementaire sur le sujet :) )
lundi 7 juillet 2008
Envies de fraises
Dans la série des bouquins achetés récemment, voici "Envies de fraises, de Jennifer Weiner (ed. Pocket).

Alors je l'ai acheté un peu par défit personnel... Lire un bouquin de femmes enceintes alors que mon fils est mort-né il y a 4 mois, c'est un peu me donner de quoi pleurer. Et justement je me suis dit que j'étais assez forte pour ne pas trop me laisser toucher personnellement par cette histoire de trois femmes qui se rencontrent pendant leur grossesse.
Donc voilà, le résumé au dos du livre parle de Becky, Ayinde et Kelly qui sont toutes trois enceintes et qui se rencontrent à un cours de yoga. Bref, un petit roman bien frais à lire pendant l'été, tranquillement, un peu dans les séries Bridget Jones et Cie.
Et en fait en commençant à le lire, je vois qu'il parle d'une 4e femme... qui a perdu son bébé de 2mois 1/2 de la mort subite du nourrisson. Ironique non que je me retrouve à tomber sur ce genre de livre...
Mon avis : L'histoire est sympa, le livre est facile et divertissant à lire, et pour un fois écrit avec réalisme et logique (genre la femme vient d'accoucher, elle rentre pas dans son taille 36 et ne va pas faire du footing le lendemain de l'accouchement quoi !). Et sur les sentiments de Lia qui souffre d'avoir perdu son fils, c'est très émouvant aussi, encore plus pour moi bien sûr... J'ai beaucoup aimé, notamment aussi parce que les trois mamans qui ont leur bébé ne bourrent pas leur enfant de biberon dés la naissance, mais allaitent toutes leur bébé minimum 6 mois ( ce que recommande l'OMS je le rappelle, et pas que pour les pays en voie de développement ;) ) et pronent le maternage, le cododo et l'attention, plutôt que le "laissez le se débrouiller tout seul dés ses deux mois !"
Donc un roman agréable à lire... et je ne peux m'empêcher de me dire que ces temps ci je tombe vraiment sur les bons bouquins... :) .
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Tinote
dimanche 6 juillet 2008
Le retour des chatons
Quelques photos des bestioles qui sont toujours aussi craquantes. Les grands ont déjà 1 mois 1/2, les petits ont 1 mois tout rond. Ils jouent, ils courent, ils grimpent partout et maintenant ils dorment en tas tous les 6, c'est terriblement adorables !
message pour la personne qui m'a envoyé un message personnel que j'ai malencontreusement effacée : non je ne vis pas en Alsace mais dans le sud de la Moselle, près de Sarrebourg. Mais ça n'est pas trop loin non plus :)
Les rêves envolés
J'ai poursuivit ma lecture par Les rêves envolés, traverser le deuil d'un tout petit bébé, de Suzy Fréchette-Piperni.
Suzy Fréchette-Piperni est infirmière spécialisée en deuil périnatal. Elle a mis au Québec point plusieurs programmes de soutien aux familles vivant une perte périnatal. Dans cet ouvrage, elle établit une sorte de guide pour les parents endeuillés et pour leurs proches. Elle y décrit et explique ce par quoi on traverse, ce par quoi passe chaque personne qui gravite autour de notre drame, y crompris le personnel soignant qui n'est pas blasé sur le sujet tellement la perte d'un bébé est sensible pour tous. Son écrit est ponctué de citations de famille témoignant de leur vécu lors de la perte d'un embryon/foetus/bébé.
Mon avis : J'ai adoré ce livre. Je l'ai dévoré en quelques jours, je me suis tellement reconnu dans certaines descriptions, certains témoignages, dans un sens on se sent moins seul. Elle écrit avec énormement de bon sens et de délicatesse, sans juger, mais dans le but de faire un peu comprendre un morceau du vécu des parents. Elle parle autant de la perte d'un bébé très prématurement (fausse couche précoce, avant 15SA), que dans le cadre d'une IMG ou d'un accouchement trop précoce pour que le bébé survive, que de la perte d'un bébé à terme (de 37SA au terme) ou peu après la naissance.
Evidemment on ne va pas lire ce genre de livre si on ne vit pas soi même la perte d'un enfant, mais je me dis que je l'aurai lu avant d'avoir perdu Erwann, j'aurais surement agit différemment à sa mort : je l'ai tenu contre moi pendant 2h après sa naissance, j'ai pu le caresser, le cajoler, l'embrasser, sentir sa peau contre la mienne. Par contre nous n'avons pas d'autre photo que les deux faites par le service de la maternité. Après coup j'ai regretté de n'avoir pas de photos de mon fils contre moi ou dans les bras de son papa, j'aurais voulu l'habiller moi même, j'aurais voulu que mes parents et mes soeurs le voient en vrai s'ils le voulaient.
La vie est ainsi faite, jusque là je regrettais énormement ces "actes manqués", mais ce livre m'a apporté sinon des réponses, beaucoup de sérénité sur mon vécu depuis 4 mois qu'Erwann est mort-né. J'ai agis à ce moment là parce que c'était comme ça, finalement ça n'est pas grave, car l'image de mon bébé allongé sur moi, la tête posée de côté avec ses si longs cils et ses beaux petits cheveux noirs, cette image restera gravée en moi pour toujours, quoiqu'il se passe.
Vous l'aurez compris, je conseille vivement ce livre. Il apporte beaucoup de compréhension je pense. Et même si tant qu'on n'a pas vécu la perte d'un bébé on ne peut pas vraiment comprendre l'intensité de ce que l'on vit, ça peut faire comprendre certaines choses à l'entourage.
Donc un gros merci à Suzy Fréchette-Piperni pour son ouvrage si bien écrit !!!
samedi 5 juillet 2008
Un enfant pour l'eternité
Alors j'ai commencé à lire ma pile de bouquin par "Un enfant pour l'éternité", de Isabelle de Mézérac.
L'auteur raconte son expérience d'être tombée enceinte et d'apprendre qu'elle attendait un bébé atteint de trisomie 18, maladie génétique où le bébé est trop gravement handicapé pour survivre. Quand ce genre de maladie est détectée, une I.M.G (Interruption Médicale de Grossesse) est généralement proposée aux parents. Ces parents ont eux, souhaité continuer la grossesse afin d'accompagner leur bébé jusqu'au bout, et non pas faire cette IMG.
Mon avis : alors bien entendu l'histoire m'a touchée. Perdre son bébé c'est une chose, mais vivre une grossesse stressante, et surtout devoir parfois prendre des décisions aussi difficile c'est encore autre chose. Cependant, je nuance mon propos car j'ai ressentit parfois (c'est mon ressenti einh, peut être que ça n'était pas le sens de l'auteur) qu'il y avait parfois un jugement de valeur de "femme qui décide de ne pas faire d'IMG" vs "femme qui fait une img" (et qui par conséquent fait le choix de faire mourir son bébé avant la fin) . Donc je ne sais pas, ça m'a donné un petit malaise, quelque chose qui me dérangeait à la lecture de cette histoire. Mais je trouve bien qu'il existe ce genre de livre, dans le sens où ça montre aussi une autre alternative à l'IMG proposée, ça montre que des gens font ce choix, avec les conséquences que ça implique. Même si je pense qu'on ne peut pas savoir comment l'on réagirait dans ce cas tant qu'on n'y a pas été confrontée.
vendredi 4 juillet 2008
4 mois mon petit coeur... Ton mirabellier est beau et fort !!!
Déjà 4 mois aujourd'hui. Comme chaque mois, j'ai le sentiment de t'avoir donné naissance hier, et j'ai l'impression que ça fait une éternité que tout celà c'est passé. Les sentiments vont et viennent, imprévisibles. Tous les sentiments peuvent me traverser sur une seule journée.
Ce que je sais, c'est que l'apaisement vient, peu à peu, lentement mais sûrement. Ca n'est pas facile, des fois je retombe, mais je reprend plaisir à pleins de choses, je ris à nouveau aux éclats, la vie avance, et je sens déjà un peu la force que tu me donneras chaque jour de ma vie, mon coeur. Comme tes frères et soeurs m'en donneront un jour aussi, mais d'une autre manière.
De toute façon, la vie est comme elle est, on ne peut/doit pas rêver d'avoir celle d'un autre sous prétexte qu'elle a l'air plus facile que la notre. Quand on part sur cette idée, on se dit qu'on a eu un "pack" et qu'il faut faire avec ce qu'il y a dedans. C'est loin d'être facile, mais c'est comme ça. Je m'efforce d'aller dans cette optique car se révolter, crier à l'injustice, rêver d'avoir autre chose ça fait encore plus mal et ça ne sert à rien. (bon, je dis que j'essaie de penser comme ça einh... ça marche pas toujours ! )
Je te fais pleins de calins mon amour, je t'aime fort, et pour ces 4 mois, voici une photo de ton mirabellier qui pousse bien, qui a fait des feuilles, qui a l'air fort, bien enraciné, et qui est entretenu avec des soins particuliers par ton grand-père.
mercredi 2 juillet 2008
Mal au ventre
Ce mal de ventre qui débute au milieu de la nuit, qui ne fait que monter, qui est là pour dire "et oui, en ce moment c'est pas tout rose ta vie !!", que je sens petit à petit dans mon sommeil, qui m'empêche de dormir vraiment bien... Je me réveille au moindre bruit, à la moindre chose, et là je le sens ce mal de ventre, celui de l'angoisse et du stresse, celui qui occupe toute la tête !
Il est seulement 3h du matin. Mince ! faut encore dormir...
Je me rendors tant bien que mal, mais le mal de ventre ne va pas me lâcher comme ça, il m'empêche de me rendormir rapidement, et du coup les idées noires, ce qui fait mal reviennent à grand pas.
3h15-3h30-4h-4h15... je me rendors un peu, le ventre toujours noué. Le reste de la nuit passe tant bien que mal, entre deux mauvais rêves et plusieurs fois à me retourner, en espérant naïvement que mon ventre va se détendre un peu si je respire profondément. Mais c'est vraiment naïf de croire ça.
Le matin arrive, la nature se réveille doucement, mais bruyamment pour moi qui dort toujours mal. Je me réveille tôt, il fait un peu jour, impossible de me rendormir vraiment bien...
J'ai mal au ventre...
Quand ça n'est pas l'esprit qui est là pour me rappeler que mon corps et mes bras sont vides de toi, mon corps sait bien me le faire comprendre :( .
mardi 1 juillet 2008
Le métier de fleuriste
J'avais dit que j'en parlerais un jour... Je me décide à m'y mettre enfin ;) !
Donc quelle impression donne le métier de fleuriste pour la plupart des gens ? Le genre de chose que l'on me dit c'est "oh comme ça doit être agréable !" ou "oh, que c'est beau comme métier, j'aurais rêvé d'être fleuriste !", "oh et tous ces mariages, ça doit être super !!" . Bref, pleins de remarques très mignonnes, mais légèrement éloignées de la réalité.
Donc effectivement, on travaille dans un environnement joli, coloré, odorant, agréable. On fait du créatif, de l'artistique en quelque sorte.
A côté de ça, la "face cachée" du métier : on passe la journée debout, on doit vider, laver, remplir à nouveau les vases deux fois par semaine, mettre les mains dans des seaux d'eau parfois pas très catholique de vue et d'odeur, on se coupe, on s'écorche, on a chaud dans le magasin, on a froid dans la chambre froide, on se lève parfois très tôt, on finit parfois très tard, on travaille généralement dans l'urgence, on peut avoir des journées très longues, on a les mains humides, les ongles sales, la peau du bout des doigt limite calleuse... Bref, ça sort légèrement du côté romantique du fleuriste de quartier que l'on voit dans les jolis films gniangnian ;) !
Effectivement on travaille dans le beau, mais les fleurs avant d'être joliment présentées dans des vases en magasin sont achetées tôt le matin (argh les semaines de fête de mères, le lever à 3-4h du matin c'est dur dur quand on a des semaines où on bosse 50 ou 70h !!), ramenées en magasin, nettoyées car elles sont achetées en bottes et on doit enlever le feuillage, les recouper, etc... puis mises dans un vase propre lui même rempli d'eau propre... ça en fait de la manutention !
Pour les mariages, effectivement on en fait... pendant l'été. Le reste de l'année, les gens se marient beaucoup moins. Par contre, les gens meurent toute l'année... et les fleuristes travaillent souvent beaucoup dans ce créneau. Et oui, et financièrement il faut dire que c'est plus rentable.
Exemple purement mathématique :
- Le temps de voir une future mariée pour voir le bouquet qu'elle va faire, préparer le bouquet, etc... ça prend souvent minimum 2 ou 3h en tout, pour un bouquet qui va être vendu entre 60 et 100€ en comptant large.
- le temps de prendre la commande pour faire un dessus de cercueil (une pièce de deuil qui prend la forme du cercueil et qui est posé sur le cercueil en question) puis faire le dessus de cercueil va prendre maximum 2h30, et être vendu entre 150 et 300€.
...CQFD...
Je tiens à préciser que je ne suis pas du tout blasée, non... Mais juste que je trouve toujours amusant de voir l'impression que mon métier donne aux gens, et la réalité.
A côté de tout ça, le bonheur d'apporter un petit quelque chose à la vie de mes clients, quelque soit la situation, c'est quelque chose de génial ! apporter une touche finale à la tenue des mariées, décorer joliment une table de réveillon, soulager un peu de leur peine par quelques couleurs une famille en deuil... accompagner les gens dans tous les moments de leur vie, c'est super, parfois émouvant, parfois très difficile... Je me rappelle encore plus maintenant certains moments difficiles, lorsque des parents ont perdu leur enfant bébé, enfant, adulte... Le bonheur de parfois donner le sourire aux gens, recevoir aussi beaucoup d'eux : une cliente qui était toute contente de me revoir après le congé, a bien entendu demandé des nouvelles du bébé, le grand sourire aux lèvres... Moi qui retravaillait depuis quelques jours je n'ai pas pu retenir mes larmes. Elle est venue me prendre dans ses bras. Tant de gentillesse alors que notre rapport n'est à la base que commercial, ça m'a touché beaucoup. J'aime le commerce pour cet échange humain, ces relations... Je parle du commerce "à l'ancienne", où le but n'est pas forcement de pomper le maximum de fric sur la cb du client ;) ! Bref, on donne, on reçoit. Je ne dis pas qu'à chaque composition je pense à la personne pour laquelle je la fais, ça serait mentir, mais souvent j'y pense, quand j'ai le temps.
Bref, tout ça pour dire que le métier de fleuriste est un métier super, passionnant, polyvalent, créatif, parfois répétitif, mais on a rarement le temps de s'ennuyer, ça c'est évident. Personnellement ce qui me pèse le plus c'est les horaires décalés et les week end à bosser. Sinon, j'adore !!! :)
à +
Tinote
lundi 30 juin 2008
Un an déjà !
Aujourd'hui ça fait un an tout juste que Loïc et moi nous sommes mariés...
Le 30 juin 2007, on se mariait dans un grand bonheur, avec
nos proches... et déjà Erwann qui était en moi depuis un mois, je ne
croyais pas à ce bonheur énorme d'être à ce jour là préparé, organisé,
voulu... et d'attendre un bébé issu de nous deux, un bébé tant voulu,
tant attendu après tellement d'années à attendre "le bon moment".
10 jours avant notre mariage on annonçait cette formidable nouvelle à mes parents qui étaient tellement heureux d'avoir à nouveau un petit enfant à accueillir. 2 jours avant on l'annonçait à mes beaux parents et à ma belle famille... C'était tellement de joie, de bonheur. On peut dire que malgré cette fin, Erwann nous aura donné déjà énormement de bonheur à nous, personnellement, mais à nos proches, nos familles, nos amis, tous éclaboussés par cette joie qui irradiait autour de nous en ce jour si spécial.
Mon fils qui s'est niché en moi très rapidement... mais qui finalement est partit aussi vite qu'il est venu.
Je ne sais pas encore quel message sera issu de cette expérience de 9 mois vécu avec mon petit coeur... Mais il a été là, en ce jour si spécial dans notre vie d'amoureux... Ce jour là nous étions déjà trois. Et même s'il ne sera pas là physiquement dans notre vie de tous les jours, il aura été là pour un jour très important, il m'aura encore fait plus apprécier ces moments de joie.
J'essaie d'avancer, de positiver, de faire avec, d'accepter les choses, de calmer l'amour de maman que j'ai en moi pour le garder pour mes enfants que j'aurai plus tard, quand ils voudront bien venir dans notre vie.
Je crois qu'on vit une énorme leçon d'humilité en fait. J'arrête peu à peu de croire que je maîtrise les choses et j'apprends à me laisser porter par la vie, savoir l'apprécier telle qu'elle est, avec ses joies, ses bonheurs, toute son intensité, mais aussi ses difficultés.
J'essaie de puiser en moi la force pour avancer et pour vivre, pour y croire encore. C'est pas toujours évident. Mais ça vient ; ça vient quand ça veut, mais ça vient peu à peu.
L'important n'est-il pas d'avancer, quelque soit la vitesse ?
samedi 28 juin 2008
Compulsions littéraires !!!
Aujourd'hui, je me suis retrouvée prise d'une terrible crise de compulsion littéraire (bon... c'est mieux que de se gaver de chocolat non ? Mais ça coûte plus cher !! ) ... Je passe au supermarché faire quelques courses et j'en profite pour aller dans le rayon bouquins... où j'ai finalement fait une razzia.
j'y ai trouvé quelques livres intéressants... Bon j'exagère car j'ai déjà une pile grosse "comme ça" à lire qui m'attend à la maison, mais c'est plus fort que moi, il FALLAIT que je les achète ! ;) .
- J'ai donc trouvé deux romans de Guillaume Musso, "Seras-tu là ?" et "Et après..." . Rien que les titres j'aime bien... Un titre de livre avec des points de suspension ne peut que être bien ! ;) .
- Un livre de chez Marabout "Éloge de la lenteur", de Carl Honoré. J'en avais déjà entendu parler, et en ce moment ça me ferait du bien d'apprendre à me calmer un peu.
- "Pchanalyse des contes de fées" de Bruno Bettelheim. Ma maman l'a déjà chez elle, je l'ai encore jamais lu, mais j'avais envie de le posséder ce bouquin ! ;) .
- Et deux livres plus dans le domaine de ce que nous vivons actuellement, à savoir "Un enfant pour l'eternité" de Isabelle de Mézerac et "Les rêves envolés" de Suzy Fréchette-Piperni. Ces deux derniers livres parlent de la mort périnatale et du deuil de de son enfant. Le premier est écrit par une maman qui a perdu son bébé. Le second est rédigé par une infirmière spécialisée dans le deuil périnatal. C'est marrant, ce bouquin m'a littéralement sauté aux yeux parmis la pile de bouquins...
Bon, inutile de dire que je suis encore occupée pour un bout de temps... Cool en aout je vais prendre le train pour traverser la moitié de la France, j'ai déjà de quoi faire !
Je vous dirai ce que ça donne tout ça...
à +
Tinote
mercredi 25 juin 2008
Tu es mort !!!
Oui, il faut que je me le dise, que je me le répète...
tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort, tu es mort !!!
Tu seras dans ma vie oui, mais autrement, pas comme on s'y attendait...
Comme j'ai du mal à abandonner cette douleur sourde, comme j'ai du mal à ne pas pleurer en voyant d'autres mamans heureuses avec leur enfant, comme j'ai du mal à accepter cette patience pour revoir le bonheur combler ma vie... Comme j'ai du mal à accepter qu'il y aura désormais une "moi avant ta naissance" et une "moi après ta mort" ! Comme j'ai du mal à accepter que toute ma vie il faudra vivre avec cette conscience aigüe que la vie est loin d'être un acquis...
Arriverai-je un jour à ne pas m'angoisser tout le temps de savoir que c'est peut être la dernière fois que je vois quelqu'un que j'aime ?
J'ai peur d'aimer à nouveau, peur d'y croire, peur de tout, peur d'avancer, peur des autres...
On croit qu'on maîtrise sa vie, ses choix, la manière dont on fait les choses...
Mais finalement on maîtrise bien peu de choses, on aime croire qu'on maîtrise tout, mais ça reste une énorme illusion.
On ne maîtrise que le superflu.
L'essentiel, à savoir la naissance, même la conception d'un enfant, la vie, la maladie ou la santé, la mort... Ce sont des choses qu'on ne domine pas, même avec toutes les connaissances possibles... ça n'est pas nous qui décidons !!! Et finalement ça n'est pas plus mal, oui, mais c'est dur à subir...
Je ne maîtrise rien...
mardi 17 juin 2008
Coup de blues...
Y a des jours comme ça, on n'a rien envie de faire, on aimerait trouver quelque chose qui change les idées, mais rien y fait... IL N'EST PAS LA !!! Il me manque, le vide est là, insupportable, prenant, envahissant, douloureux, si douloureux, et je ne peux rien faire. j'ai beau tenter de me changer les idées, regarder un dvd, grignoter... Rien n'y fait, au moindre vide dans ma journée, les idées noires reviennent à grand pas et je sais que je n'ai qu'une chose à faire : attendre que la journée passe, accepter la douleur, les larmes, les envies de crier, faire avec... en espérant des jours meilleurs...
dimanche 15 juin 2008
des nouvelles des chatons :D
Bouh ça commence à faire du bruit ces bestioles là ! J'imagine pas ce que ça va donner dans deux ou trois semaines quand on aura 6 chatons qui vont jouer à la maison ;) !
Ceux de Myrtille ont déjà trois semaines, et ceux de Mirabelle ont 10 jours) .




C'est trooooppp mignoooonnnnn !!!!!!
à +
Tinote
samedi 14 juin 2008
Blog de fleuriste
Voici le blog d'un fleuriste très sympa (le blog einh... le fleuriste je le connais pas personnellement donc je peux pas savoir ;) ) .
Il parle de ce métier si particulier, si intéressant, passionnant, polyvalent... Il parle des plantes, des végétaux, des fleuristes, des concours régionaux... Et parfois épuisant ! J'en parlerai plus longuement un jour où je serai inspirée histoire de casser définitivement le mythe du fleuriste tout gnangnan qui passe son temps à déambuler dans sa boutique d'un air rèveur en souriant à tout ce qui passe devant lui ! ;-) ) .
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Tinote
mardi 10 juin 2008
Prix de "la cruche de la semaine"
tiens dans le genre "crétine de la semaine", je la décerne à une cliente qui m'a sortit un truc sympa au téléphone, après avoir percuté que c'était moi au téléphone ("celle qui a perdu son bébé") , elle me dit :
- ah oui, je suis au courant que votre bébé ne va pas bien.
-euh... oui il ne va pas bien en effet, il est mort ! (désolée je suis en mode "ironique sur la défensive en ce moment")
-oui oui... enfin bon, vous savez, je vais vous dire une chose !!
-oui ?
-vaut mieux ça qu'un enfant qui ait un problème quand même !!
-euh... de toute façon dans un cas où l'autre on a pas le choix vous savez, on fait avec !
-oui, mais bon, se coltiner un enfant pas normal, un handicapé que vous aurez sur le dos toute votre vie, vraiment c'est pas vivable !!
-(moi blasée par tant de connerie) oui oui (genre cause toujours tu m'intéresse !)
-et de toute façon, vous en ferez d'autres ??
-(moi avec une voix qui montre combien elle m'intéresse cette brave dame) oui oui, bien entendu...
-non mais vraiment, vous en referez hein !!!
-oui oui, au revoir madame machin...
Elle est pas mal celle ci non ? sérieux j'étais limite à rigoler au téléphone tellement c'est affligeant.
Je crois que mon prochain enfant, s'il a le malheur d'avoir une malformation, une maladie, ou qu'il ne me plait pas à la naissance, ben voilà je le tue direct, après tout, c'est mieux que de me le coltiner tout le reste de ma vie... (cette dame a quand même 80 ans passés...)
C'est drole tellement les gens peuvent être crétins devant une situation comme ça... vraiment ;) .
Bon promis, celle-ci je lui ferai un joli dessus de cercueil avec grand plaisir le jour où elle en aura besoin... ;) (Bouhhh je sais je suis pas gentille ;) ) .
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Tinote












