Après trois jours très difficiles moralement... et même plutôt une 10ne de jours pas faciles, je sors un peu la tête de l'eau... je sais pas pour combien de temps, mais si le temps se maintenait quelques jours, ça m'aiderait bien. On a beau dire, je sais pas si c'est pareil pour tout le monde, mais le temps m'influence énormément côté moral en général, mais en ce moment encore plus. Besoin de soleil, de lumière, de voir la nature renaître, reprendre vie !!!



Ces jours ci j'ai traversé des moments pas facile :
-la semaine dernière, ça a commencé à être dur à partir de jeudi, vendredi ça allait mal car très fatiguée, aucune energie ni réserves, et pour en rajouter une couche un vieux crouton qui faisait pas trop attention à ce qu'il faisait à trouvé le moyen de me rentrer dedans en voiture à un rond point !! Selon ses mots "il a démarré 3 secondes plus tôt que moi !!" Ben oui, mais quand on est derrière la voiture qui démarre moins vite, ça peut poser problème cher Monsieur ! Bref, j'allais déjà pas fort, mais là impossible de relativiser, j'en avait marre !! On a une voiture toute neuve depuis 1 mois et quelque et faut trouver le moyen qu'on nous rentre dedans alors que notre Micra aurait très bien pu faire l'affaire !!!! grrr !!!

-à midi, on décide d'inaugurer un nouveau resto japonais à Nancy, le Fujiyama, place Henri Mangin (place du marché, à droite du marché couvert). On a vraiment beaucoup aimé, la qualité y est excellente, le poisson délicieux. Mais à côté de nous il y avait un couple avec un petit garçon de 3 ans environ... et là très très dur, j'ai commencé à penser à tout ce que Erwann ne ferait pas, ne verrait pas... Ne serait pas. J'ai conscience que toutes ces pensées m'ont envahie parce que je n'avais plus de défenses... Mais c'était très dur de le voir rigoler, parler, dire "papa", "maman", etc...

-Le soir arrive, on va chez ma soeur, et j'ai à peine pu faire un bisous à ma nièce de 2 ans que pourtant j'adore... Et paradoxalement la puce a dû aussi sentir que ça allait pas, c'était un vrai pot de colle, elle arrêtait pas de venir faire des gros calins. Après être allée m'allonger un peu à l'écart histoire de craquer me reposer car j'en pouvais plus, ça a été mieux... j'ai le sentiment qu'il ne faut pas lutter contre la douleur, sinon c'est comme les contractions, on a encore plus mal à essayer d'endiguer cette vague qui ne demande qu'à sortir. Elle grossit derrière le barrage si on l'empèche de sortir trop tôt... Et si on attend, ça fait plus de blessures, de douleurs, qui mettent encore plus de temps à se réparer.

-Samedi soir on allait chez des amis qui ont deux petites filles de moins de 3 ans... et à nouveau besoin de craquer un temps dans le couloir dans les bras de mon mari pour évacuer tout ça... ça va mieux après, même si la peine reste latente. Mais bon, week end pas facile...

-Ajoutons à ça les actualités pas très réjouissantes de mardi qui m'ont flinguée le moral jusqu'à hier soir... 1/2h de discussions avec ma môman m'ont fait grand bien... gros bisous à toit M'man !


Des fois  on se sent mieux dans sa bulle, à d'autres moments laisser rentrer quelqu'un pour un temps ça fait du bien aussi...
à chaque remontée de moral j'y crois à fond, je me dis que cette fois c'est la bonne, ça va mieux et pour de vrai...
Mais la chute est plus rude encore du coup...

Mais bon, je reste à croire en la vie, même si j'ai du mal à accepter ce qui nous arrive, à tolérer l'intolérable, à ne pas refuser l'injustice de ce que nous vivons ...