Ne reste pas à pleurer devant ma tombe,
Je n'y suis pas, je n'y dors pas.
Je suis un millier de vents qui soufflent,
Je suis le scintillement du diamant sur la neige.
Je suis la lumière du soleil sur le grain mûr,
Je suis la douce pluie d'automne.
Quand tu t'éveille dans le calme du matin,
Je suis le prompt essor
Qui lance, vers le ciel où ils tournoient, les oiseaux
silencieux.
Je suis la douce étoile qui brille la nuit.
Ne reste pas à pleurer devant ma tombe.
Je n'y suis pas ; je suis partout, dans chacun de tes souffles.




Hier nous avons eu la joie de passer une superbe soirée avec des amis à fêter l'équinoxe à la Saint Michel, nous avons fait un repas d'automne, entre soupe de potiron et gâteau aux pommes et aux noix... Pour ensuite faire un parcours à la bougie dans le jardin, j'ai pris la bougie que ta mamie avait amené le jour où nous t'avons dit au revoir en plantant ton mirabellier, et j'ai pensé à toi, émue, durant tout ce parcours symbolique, où nous avons remercié la nature pour tout ce qu'elle nous a offert de bon cette année...

Tu me manques...

J'ai du mal à imaginer que ça fait déjà  1 an 1/2 que tu es parti de mon ventre, et entré dans ma vie comme un éternel enfant, je n'en reviens pas que je suis maman à moitié depuis tant de temps, et maintenant maman 1+1/2 depuis 5 mois déjà...

Ta petite soeur nous offre tant de joie, de bonheur, qu'heureusement le manque de toi parviens à être moins tenace, mais bon, il y aura toujours un absent dans notre quotidien...

J'aime à penser à toi comme les feuilles qui vont bientôt tomber des arbres, rougeoyantes, comme enflammées par le beau soleil d'automne, j'aime à penser que ces rayons de soleil sont tous des petits coucous que tu me fais de quelque part où je ne suis pas, j'aime à voir un morceau de toi dans chacune des graines que je recueille pour l'année prochaine dans les légumes du jardin, je te sens souffler au creux de mon cou lorsque le vent se lève ici où il peut être très fort...

et je vois des morceaux de toi, mon bébé dont je n'aurai jamais vu ni le regard ni le moindre souffle passer à travers tes lèvres, je vois un morceau de toi dans ma petite fleur de printemps qui te ressemble parfois tant, quand tard le soir elle dort, les traits détendus par le sommeil...

ce sont tes traits à toi, détendus eu aussi, que je vois, mais détendus pour toujours ...

tu me manque mon petit amour...